2019 - EXPOSITION / RÉTROSPECTIVE / LANCEMENT DE LIVRE

Ce qui est fragile

Exposition

Ce qui est fragile
Cinémathèque québécoise, Montréal
20 mars – 19 mai 2019

L’exposition présente une partie de la production foisonnante de plus de 200 dessins et peintures crées par l’artiste lors des dernières années et jusqu’ici inédits. On y retrouve plusieurs portraits de son frère Sébastien, handicapé ainsi qu’une installation vidéo “Le Baigneur”.

 « Je vais dessiner Sébastien jusqu’à comprendre, essayer de savoir ce qu’il sait, ce qu’il voit, ce qu’il ressent, et essayer de savoir ce que moi je vois, je comprends, je ressens. Essayer de dessiner la peine. La culpabilité. La honte. Le malaise. La douleur. L’impossibilité de bouger avec les mains tordues. Les jambes écartées. La bouche ouverte sans mots. La rage. L’emprisonnement du handicap. Au lieu de dessiner ce qui est triste, je pourrais dessiner ce qui est fragile. »

André-Line Beauparlant

André-Line Beauparlant est reconnue internationalement pour son travail de directrice artistique. Elle est aussi reconnue pour son travail de documentariste. Ses films, Trois princesses pour Roland (2001), Le petit Jésus (2004), Panache (2006) et Pinocchio (2015) abordent, depuis la singularité d’un point de vue autobiographique et un regarde posé sur ses proches, des expériences universelles.

L’exposition Ce qui est fragile s’inscrit dans un prolongement des films. Ici, André-Line Beauparlant donne à voir, pour la première fois, une sélection de portraits (parmi des centaines dessinés ou peints au fil des ans) de son jeune frère, Sébastien. Lourdement handicapé, Sébastien est décédé en 2001, au moment où elle travaillait à un documentaire qui lui était consacré (Le petit Jésus). Devant l’absence de cet enfant dont l’existence a profondément marqué sa vie et celle de sa famille, André-Line Beauparlant a commencé à le dessiner. Dans l’urgence du geste qui consistait à le dessiner et à le faire sans arrêt, Sébastien s’est révélé un sujet inévitable et inépuisable, une source intarissable. Au fil du temps, mille et un Sébastien sont nés sur un écran de papier, du plus petit au plus grand.

Entrer dans cette exposition, c’est entrer dans l’intimité d’une artiste : non seulement dans son histoire personnelle, familiale, mais dans le secret de son imaginaire.

Sur les murs de cette exposition, entre répétition et différence, Sébastien apparaît et disparaît et apparaît à nouveau. En vérité, il ne disparaît vraiment jamais. Sa mémoire est préservée par l’œuvre picturale d’André-Line Beauparlant, des dessins brûlants d’inquiétude et de doute, d’empathie et d’amour.

Martine Delvaux, écrivaine

Rétrospective

André-Line Beauparlant : Rétrospective
Cinémathèque québécoise, Montréal
26 mars – 31 mars 2019

En accompagnement de l’exposition consacrée aux œuvres graphiques d’André-Line Beauparlant, une rétrospective du travail documentaire de la cinéaste a été présenté.

3 princesses pour Roland (2001 – Long-métrage documentaire – 91 minutes)
Le petit Jésus (2004 – Long-métrage documentaire – 78 minutes)
Panache (2007 – Long-métrage documentaire – 90 minutes)
Pinocchio (2015 – Long-métrage documentaire – 72 minutes)
Elvis l’italiano (2002 – Court-métrage documentaire – 12 minutes)

Lancement de livre

La fin et le début de l’histoire André-Line Beauparlant
Cinémathèque québécoise, Montréal
28 mars 2019

Un ouvrage collectif intitulé La fin et le début de l’histoire André-Line Beauparlant a également été lancé en lien avec ce cycle. En collaboration avec Martine Delvaux, Isabelle Guimond et Monique Régimbald-Zeiber, le livre est le résultat d’un travail de recherche-création mené pendant plusieurs années autour de la carrière d’André-Line Beauparlant.

Code par François Jacob  |  Design par Corinne Bève  |  © 2019 André-Line Beauparlant